Ateliers d'écriture Saison 3

Dites, on se les fabrique nos histoires ?

Depuis octobre 2019, un atelier d’écriture d’un genre nouveau a pris ses quartiers entre  les murs  de la Médiathèque François Mitterrand de Lorient.
Dans une ambiance conviviale, l’association Les Yeux Fermés - communauté créative dédiée à l’imaginaire en terre interceltique - invite à l’imaginaire sous toutes ses formes : des romans et leurs auteurs, des genres et des formes narratives, des univers différents chaque mois.
Pour chaque atelier, un sujet d’actualité, des contraintes d’écriture qui suscitent la réflexion autant qu’ils poussent à imaginer, écrire et raconter de nouvelles histoires.

 

 

Dites, on se les fabrique nos histoires ? C’est aussi un espace et un temps dédié à la découverte de l’écriture  créative,  de saisir les mécanismes qui régissent la fabrication des récits de fiction qu’on affectionne tant.

Chacun des ateliers emprunte son titre à celui d’un roman lié à l’imaginaire sous toutes ses formes. Il y en aura pour tous les goûts...

Les 1ers samedis du mois - Sur inscription à partir du 25 octobre pour l'atelier de novembre et du 22 novembre pour l'atelier de décembre.

Ateliers gratuits et ouverts à tous à partir de 16 ans.

Novembre

L’Anomalie, Hervé Le Tellier

L’Anomalie, exercice de style

En juin 2021, un évènement insensé bouleverse la vie des passagers d’un vol New-York – Paris – un père de famille respectable et tueur à gages, une popstar nigériane lassée de vivre dans le mensonge, une redoutable avocate rattrapée par ses failles, ou un écrivain confidentiel soudainement devenu culte – tous pensaient avoir une vie secrète, nul n’imaginait à quel point s’était vrai.

2020 fut une année étrange, marquée par une pandémie typique des récits de science-fiction. Une année « anormale » ou les gens ont redécouvert les joies de la lecture, après avoir été privés de cinéma et de théâtre, Et parmi les titres qui ont tiré leur épingle du jeu, L’Anomalie fut l’un des évènements de l’année.

Le titre traduit  « une situation invraisemblable à laquelle sont confrontés les gens dans ce livre, qui peut faire penser à cette autre situation invraisemblable que les gens viennent de vivre avec la crise sanitaire » selon les propres mots de son auteur Hervé Le Tellier.  Construit pour être un « page-turner », L’Anomalie est un de ces livres dont on ne peut s’empêcher de tourner les pages, à la manière d’une série télévisée dont chaque fin d’épisode entraine compulsivement la lecture du prochain.

Par ailleurs, Hervé Le Tellier, membre de L’Oupilo et virtuose de l’écriture à contraintes, a échafaudé son roman comme un mille-feuilles en prenant soin de fusionner  les genres, de la comédie au thriller en passant par la science-fiction. Cette œuvre d’une grande modernité qui déploie une intrigue  et des personnages complexes fut un succès public et critique, puisqu’elle a été récompensée du Prix Goncourt le 30 novembre 2020.

Terrain d’expérimentation ludique, ce « roman des genres » à la lisière des mondes de l’imaginaire est un modèle stupéfiant  pour offrir une expérience originale d’écriture créative pour ce second atelier de la saison, en permettant à des « rats (de bibliothèque) de construire de labyrinthes dont ils se proposeront de sortir ».  Un exercice de style qui consistera à imaginer une prémisse originale et unique, propice à écrire et raconter  une succession de situations extraordinaires, aux ambiances singulières et bigarrées.

Décembre

La Horde du contrevent

La Horde du contrevent, à la croisée des mondes

Une planète habitée par un terrible vent, un vent sans fin, un vent à toute force, qui la balaye en permanence. Toute la vie en est marquée. Les êtres qui l’habitent, semblables à nous en tout point, ont pourtant évolué,  techniquement et culturellement dans une autre direction, sous l’influence de cet indicible et permanente tempête, privilégiant le mouvement, l’incertitude, le devenir, à toute forme de construction ou de technologie.
Régulièrement, s’y constitue « une horde », formée de 23 femmes et hommes aux spécialités complémentaires, l’élite d’une génération dans leur domaine, avec une mission simple : remonter à contrevent vers la source de  cet ennemi et ami invisible, ce dieu incarné, pour en découvrir l’origine, l’explication. Ainsi commence le périple de la 34e horde.

Roman polyphonique écrit à la première personne – à chaque paragraphe, un personnage prend la parole, pour nous raconter, à sa manière propre, comment elle où il vit telle étape, tel moment, telle journée, telle nuit – La Horde du contrevent est devenu un ouvrage de référence des littératures de l’imaginaire dans l’hexagone. Depuis sa parution aux éditions de La Volte en 2004, ce livre-monde hors du commun a suscité un engouement collectif qui ne s’est jamais démenti, La Horde du contrevent a été récompensée  du Grand Prix de L’Imaginaire en 2006, puis,  la même année, du Prix Imaginales des lycéens.

Ce récit d’aventure épique  brille par  la singularité de sa mise en forme,  son ingéniosité, son originalité, son écriture chargée de symboles, images, sensations qui font naître ou renaitre l’espoir, le courage, la solidarité, la sagesse, et suscite l’envie folle de vivre. Son auteur, Alain Damasio, a d’ailleurs poussé très loin la création de son univers, jusqu’à imaginer ses propres principes scientifiques, un langage nouveau pour écrire et décoder les vents.

A l’image d’une œuvre fondamentale et philosophique, ce troisième chapitre s’adresse à celles et ceux qui « sont faits de l’étoffe dont sont tissés les vents » - incipit du roman - afin d’ imaginer des  mondes inconnus, sujets à de terribles fléaux,  et pour  écrire et raconter de folles odyssées, de femmes et d’hommes d’exception affrontant 100 dangers.

 

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