Paris 18 mars 1871 : de l'insurrection à la Commune

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Mis en ligne le 12 mars 2021

Il y a 150 ans, la Commune de Paris... de la Révolte à la semaine sanglante .

                     La Commune de Paris en images

« Exténuée par un siège de quatre mois, écrasée d’humiliation par la défaite devant les Prussiens », selon les mots de l’historien Jacques Rougerie, Paris se soulève contre une Assemblée nationale monarchiste . Soixante-douze jours d’insurrection portée par un idéal démocratique et libertaire qui sera réprimée, écrasée au cours d’une « semaine sanglante »

La Commune de Paris, dernière révolution avant la République

La Commune de Paris n’est pas une révolution "contre" mais le début d’une longue discussion : la république d’accord mais laquelle et comment ?

L'émission LSD, la série Documentaire (France Culture) consacre 4 émissions à la Commune

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Petit sélection bibliographique

Comme une rivière bleue

 AUDIN Michèle

 Gallimard

"Personne ne se souvient de leurs noms, mais je vais vous dire un ou deux mots de cette passementière qui toute sa courte vie souffrit tellement des dents, de ce marchand de produits chimiques de Saint-Paul que seules de grandes quantités de vin rouge consolaient, de ce menuisier qui sculptait de petits jouets en bois pour l'enfant qu'il attendait, de ce cordonnier qui se souvenait de ce geste touchant, sa femme relevant ses cheveux, elle était morte pendant le siège, de cette tourneuse qui aurait voulu être institutrice, de cette brocheuse qui avait un carnet dans lequel elle notait ce qu'elle faisait ou pensait". Une petite foule de personnages, Marthe, Paul, Maria, Floriss... vivent, aiment, espèrent, travaillent, écrivent, se battent, enfermés dans Paris, pendant les soixante-douze jours qu'a duré la Commune. Comme une rivière bleue est leur histoire, vécue nuit et jour, à travers les fêtes, les concerts, les débats fiévreux, à l'Hôtel de Ville, à la barrière d'Enfer, au Château-d'Eau, sur les fortifications, dans ce Paris de 1871 qui est encore le nôtre. A l'aide de journaux inconnus, de l'état civil et de ses failles, de livres de témoins, le roman de Michèle Audin nous entraîne dans la ville assiégée, derrière quelques-uns des obscurs qui fabriquent cette "révolution qui passe tranquille et belle comme une rivière bleue".



 

Regard d'un Parisien sur la Commune.

Photographies inédites de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

BARONNET Jean

Gallimard

La Commune fut l'un des affrontements populaires les plus sanglants de l'histoire de la capitale. Et sans doute le premier fait d'envergure photographié en France. Découvert parmi les trésors de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, un fonds unique de quelque 500 plaques de verre, depuis le siège de Paris jusqu'aux journées de juin et juillet 1871, compose un reportage inédit attribué à un photographe méconnu, Hippolyte Blancard. Spectacle des incendies de Paris ou de l'explosion d'une cartoucherie avenue Rapp, paysages après la bataille, du château de Saint-Cloud au Palais des Tuileries, contraste des monuments en ruines et des cafés ouverts... c'est un regard inattendu qu'il pose sur les lieux et les hommes, bourgeois et gens du peuple, comme autant d'instantanés de la vie des Parisiens. Cet ensemble, qui révèle un artiste dans la lignée de Gustave Le Gray ou de Liébert, permet de saisir sur le vif le déroulement des événements comme de dessiner le panorama d'un Paris disparu et de ses banlieues, lors de l'un des plus forts moments de son histoire.



 


 


Le brasier

Le Louvre incendié par la Commune

 CHAUDUN Nicolas

 Babel

Au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d'Adolphe Thiers se résout à réprimer avec violence la Commune de Paris. La Semaine sanglante s'accompagne d'un gigantesque incendie qui menace le Louvre et ses collections. Les incendiaires s'en prennent également à la Bibliothèque impériale, au coeur même du palais, livrant aux flammes son fonds de cent mille volumes précieux... Face au sinistre, deux hommes : un conservateur, jusque-là confit dans ses notices de catalogue, et un officier que rien ne prédisposait au sauvetage du sel de la civilisation. Se livrant, chacun à sa manière, à une course contre la montre, ces deux héros oubliés déjoueront la tuerie et défieront l'imbécilité d'enragés des deux bords. Jamais l'épisode n'avait fait l'objet d'une enquête aussi détaillée. Le récit du fait d'armes se passe d'effets. La réalité, sèche, vaut ici tous les romans.



 

Commune(s), 1870-1871

Une traversée des mondes au XIXe siècle

 DELUERMOZ Quentin

 Seuil

Depuis les analyses célèbres de Karl Marx, l'histoire de la Commune de Paris a été placée au centre de notre compréhension de l'événement révolutionnaire. Et l'espérance de " faire commune " fait aujourd'hui retour dans notre imaginaire politique. Cet ouvrage se propose de mener l'archéologie de cette puissance d'actualisation, mais en revenant d'abord sur la force de l'événement lui-même. Le récit prend appui sur une enquête archivistique minutieuse qui permet de reconstituer, par le bas, les stratégies des acteurs, leurs luttes comme l'ouverture des possibles qui marque ces journées. L'événement dépasse dès ses débuts le cadre parisien. De la rue Julien-Lacroix aux concessions de Shanghai en passant par l'insurrection kabyle, la Croix-Rousse à Lyon ou la république des cultivateurs aux Caraïbes, le livre propose une histoire à différentes échelles, du local au global, en décrivant des interconnexions multiples. De là un essai vif et original sur l'histoire transnationale des échos entre l'espérance révolutionnaire française et les trajectoires insurrectionnelles mondiales, doublé d'une réflexion renouvelée sur les rapports entre ordre social et révolution.



 

 Les Bretons et la Commune de Paris 1870 1871.

Récit historique

 DES COGNETS Charles

L'Harmattan

1871 ! La Commune ! Quel cas d'école pour les historiens ! Mais surtout un drame, un drame noué pendant les désastres de la guerre franco-prussienne, un drame mûri par l'inertie d'un gouvernement assiégé dans sa propre capitale, un drame stimulé par un armistice amputant le pays de deux belles provinces malgré l'espoir fou d'un sursaut impossible. A travers la guerre, au fil de la révolte, surgirent des célébrités qui publièrent des écrits, des mémoires, des analyses, des plaidoyers. Mais les plus humbles aussi ont laissé des traces, des lettres, des documents, des archives, avec au jour le jour leurs actions, leurs peurs, leurs espoirs. Et nombre de ces hommes et de ces femmes étaient issus de Bretagne, une Bretagne qui donna beaucoup en ces temps de malheur. Alors voici, venu directement de tous leurs témoignages, le récit de ces longs mois de siège, de cette lente progression vers l'explosion du 18 mars et la fusillade de deux généraux, puis de cette marche accélérée vers le tragique et sinistre épisode que fut la semaine sanglante, et de ce qui s'en suivit.

 

Le siège et la Commune de Paris.

Acteurs et témoins racontentent 1870-1871

 FREREJEAN Alain

L'Archipel

De septembre 1870 à mai 1871, Paris a connu le plus long siège de son histoire. Alain Frerejean et Claire L'Hoër le racontent au jour le jour à l'aide des récits de témoins directs de l'événement, connus ou non, pour nous offrir un compte rendu aussi vivant qu'historique de la Commune de Paris. Il y a un siècle et demi, Paris a connu deux sièges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'armée prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la République elle-même, repliée à Versailles et résolue à annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succédé la destruction par les flammes de l'Hôtel de Ville, contenant les archives de l'état civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impérial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mangé des chiens, des rats. Ils se sont aussi dénoncés les uns les autres : près de quatre cent mille lettres anonymes ! Paris a sombré dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fédérés, une violence inoui ? e a soufflé sur la capitale. Avant la terrible répression : dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusillés pendant la "Semaine sanglante", et plus de quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie. De nombreux témoins ont vécu et raconté ce siège : Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancière au théâtre de l'Odéon, mais aussi les frères Goncourt, Emile Zola, Alphonse Daudet... Sans oublier tous ceux - officiers, médecins, prêtres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates - qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer à leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce récit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.



 

La Commune de Paris par ceux qui l'ont vécue

GODINEAU Laure

Parigramme

Durant soixante-douze jours, du 18 mars au 28 mai 1871, Paris fut aux mains des communards. La Commune de Paris a, dès ses débuts, suscité des polémiques passionnées, opposant les dénonciateurs des violences aux défenseurs de l'insurrection. Au-delà des a priori idéologiques, il s'agit ici de revenir sur le contexte de la Commune, d'en évoquer le fonctionnement et les dysfonctionnements, les acteurs et les projets. Donner la parole aux contemporains des faits éclaire ce qu'a pu être la vie des Parisiens pendant quelques mois. A côté des principaux protagonistes, des hommes et des femmes moins connus ont en effet laissé des traces écrites de leur expérience. Paris n'était pas d'un seul bloc, la ville n'ayant pas été entièrement désertée par ceux qui étaient opposés à la Commune. Que sait-on des attentistes, spectateurs plutôt qu'acteurs ? Que sait-on des Parisiens accablés par la répression versaillaise, de tous ceux qui vécurent la Commune dans la capitale ? Les voix du passé font revivre l'événement dans toute sa complexité.



 

 

 

La Commune  :

La Commune, Histoire et souvenirs.

Histoire de la Commune de 1871

 MICHEL Louise

 La Découverte

En 1898, Louise Michel achève la rédaction de son histoire de la Commune : " Écrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c'est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s'envola de l'abattoir ; c'est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l'incendie, s'endormit la Commune belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre. Dans cette grandeur terrible, pour son courage à l'heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde. " Quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la Commune de Paris n'a pas perdu de sa fougue. Dans ce récit passionné, elle raconte, jour par jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d'être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la Commune et ses acteurs. De plus, ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.



 

Lettres à Victor Hugo. 1850-1879

MICHEL Louise

Mercure de France

Louise Michel (1830-19o5), héroïne de la Commune de Paris, est l'auteur d'une abondante correspondance. Parmi ses interlocuteurs, un illustre destinataire, : Victor Hugo. En 1850, Louise a vingt ans : provinciale, pieuse et tourmentée, royaliste et désespérée, elle n'a qu'un désir, être poète ; elle adresse au " Maître " des lettres fleuves exaltées. Quelques années plus tard, changement de décor : Louise, institutrice, est présidente du Comité de vigilance des femmes du XVIIIe arrondissement ; ses lettres de Montmartre (1862 à 1870) exposent à Hugo ses idées révolutionnaires : premières divergences politiques. Arrêtée en 1871, la " pasionaria " de la Commune continue d'écrire depuis les prisons de Versailles et d'Auberive, mais plaide surtout auprès du poète, sourd à ses requêtes, la cause de Théophile Ferré. Dernière période : depuis le bagne de Nouvelle-Calédonie où Louise est exilée à partir de 1873, ce sont des lettres enfin apaisées qui parviennent à Victor Hugo



 

Des graines sous la neige.

Nathalie Lemel, Communarde & visionnaire

 MICHON Roland

Locus Solus

Dans le Paris de 1914, on tourne un film. Le cinéaste recherche des survivants de la Commune. Dans son petit appartement, Nathalie Lemel se souvient... Les grèves, les réunions interdites, les premières revendications féministes, le siège de la ville après Sedan, la famine et surtout : l'insurrection de mars 1871 ! Un épisode historique exceptionnel. Un court printemps où seront semées, en ces temps rigoureux, de précieuses graines. Des graines appelées à germer bien des années plus tard.



L'année terrible.

 La Commune (mars-juin 1871)

MILZA Pierre

 Librairie Académique Perrin

La Commune de Paris ne constitue pas une simple " parenthèse " dans l'histoire de la France contemporaine. Elle est largement continuité et conséquence des événements qui se déroulent entre juillet 1870 et mars 1871 : la défaite des armées impériales, puis celle du gouvernement de la Défense nationale, le siège de Paris, la montée en puissance - à la faveur des frustrations causées par la capitulation de janvier 1871 et par les souffrances endurées par la population de la capitale - d'un mouvement ouvrier auquel la politique menée par Napoléon III a servi de tremplin. Notre objectif a été de traiter du phénomène communaliste sous ses aspects les plus divers : économiques, sociaux, politiques, culturels, en ne négligeant ni les rapports de l'insurrection parisienne avec ses homologues provinciales (à Marseille, Lyon, Saint-Etienne, etc.), ni les aspects internationaux de la question. On retrouvera dans cet ouvrage le double souci de présenter au lecteur un récit vivant des événements, en évitant les interminables exposés didactiques et théoriques, et d'interpréter néanmoins ces événements à la lumière des travaux les plus récents, et des problématiques les plus sensibles. Que dire par exemple aujourd'hui, à la suite des drames qu'a connus notre planète depuis un siècle et demi, de la nature de la " Semaine sanglante ? ". Crime de guerre, crime contre l'humanité, ou pire encore ? Quelle est la place de la séquence englobant la guerre de 1870 et la Commune dans notre histoire nationale ? Le lecteur retrouvera enfin des personnages rencontrés dans le premier tome : Gambetta, Thiers, Garibaldi... Il en découvrira beaucoup d'autres, car nous avons accordé dans notre récit un poids important aux hommes et aux femmes qui, des plus connus (Varlin, Courbet, Blanqui, Louise Michel) aux plus obscurs, ont fait - partisans ou adversaires de la Commune - l'histoire de cette République naissante dont nous sommes les héritiers.



Les fruits de la liberté

ROCHE Florence

De Borée

Flavie est une jeune paysanne qui travaille durement dans la ferme de son père. Alors qu'elle est promise à un paysan fortuné, elle tombe amoureuse d'un jeune ouvrier agricole, Léon. Instruite en secret par son oncle jésuite, Flavie refuse la vie qu'on lui impose et décide de fuir à Paris. Elle trouve refuge à Montmartre au moment où éclate la révolte de la Commune, fait la rencontre de Clairvoix, un peintre insurgé, de Blanche, chanteuse de cabaret, de Nonette, ouvrière, de Patronne, aubergiste, et de bien d'autres personnages qui vont bouleverser sa vie. De part et d'autre des barricades, les destins se croisent entre amours et chagrins, espoirs et désillusions...

La Commune et les Communards

ROUGERIE Jacques

Gallimard

Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant dix semaines une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours. La dernière insurrection sociale du XIX ? siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Jacques Rougerie narre cette aventure héroïque et utopique dans la première partie de ce livre, "Paris insurgé" . Puis, dans la deuxième partie, "Le procès des Communards" , il fait entendre les héros, grands ou anonymes, de ces semaines dont nous gardons le souvenir tragique. Devant le conseil de guerre, ils sont là, Louise Michel, Courbet, Rossel, Ferré et tant d'autres, parmi les 36 000 détenus dont aucun historien de la Commune n'avait jamais entendu la voix jusqu'à l'ouverture des 15 000 dossiers inédits de la justice militaire. Ce qui permet à Jacques Rougerie d'instruire ici publiquement, pour la première fois, le nouveau procès des Communards, loin des mythes d'une sanglante bacchanale ou d'une révolution prolétarienne.



 

Louise Michel. La vierge rouge

TALBOT Mary M

 La Librairie Vuibert

Paris, 22 janvier 1905. Sous le regard des hommes et des femmes réunis pour lui rendre un dernier hommage, le cortège funèbre de celle que l'on nomme la Vierge Rouge traverse la capitale. La France vient de perdre l'une de ses héroïnes. Dans le Paris assiégé et affamé de la guerre de 1870, comme sur les barricades de la Commune, une femme combat pour les droits du peuple. Avec un courage et une détermination sans faille, Louise Michel prend les armes et, par la force de ses mots, galvanise les foules. Alors que la capitale est en flammes et la révolte brisée, elle est arrêtée, emprisonnée puis déportée en Nouvelle-Calédonie mais continue la lutte aux côtés des Canaques. A son retour en France, elle ne cessera de défendre les valeurs d'éducation, d'égalité, de progrès. De victoires en fusillades, d'épreuves en moments de partage, d'espoirs en désillusions, Mary et Bryan Talbot retracent l'histoire passionnante et pourtant méconnue de cette femme généreuse et habitée, aventurière de la liberté, qui rêvait de changer le monde.



 

Le cri du peuple

Les canons du 18 mars

 VAUTRIN Jean

Casterman

Ces premières modulations du Cri du peuple, qui promet d'être tonitruant, ont déjà été largement récompensées : Les canons du 18 mars ont remporté le Prix Alph-Art du dessin et le Prix Alph-Art du public au festival d'Angoulême 2002. Le récit s'ouvre à l'aube de la Commune de Paris, alors que monte la rumeur de la révolte et de l'espoir du peuple. Le cadavre d'une femme, serrant dans sa main un oeil de verre portant le numéro 13, est découvert dans la Seine. Les polices secrètes mènent l'enquête tout en se livrant une guerre sans merci. Dans cette atmosphère survoltée et confuse, les protagonistes vont au-devant de leurs destins respectifs : Grondin a fait 20 ans de bagne et cherche celui dont il croit avoir endossé le crime. Théophile Mirecourt, le photographe, officie sur les barricades pour Le Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Il se lie d'amitié avec le Capitaine Tarpagnan, qui lui-même risquera sa vie en tombant amoureux de "CafConc", une belle aperçue le temps d'un mouvement de foule... Ainsi une multitude de personnages se croisent, se cherchent, s'affrontent ou s'évitent, leurs destinées se mêlent et peu à peu l'intrigue se noue sur fond de barricades, au son des chants révolutionnaires et des cris de tous les Gavroches.


 

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